Jeudi 4 février 2010
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09:40
Résumé:
Atteint de troubles du sommeil et de rêves perturbants, Eldon Fochs, respectable homme d'Eglise, décide de consulter un psychothérapeute, Alexandre Feshtig.
Bientôt, il lui confesse une attirance coupable pour les jeunes enfants. Lorsqu'une petite fille de la communauté est violée puis assassinée, Feshtig, qui soupçonne Fochs d'être passé à l'acte,
prévient les autorités religieuses qui vont tout faire pour discréditer le psychothérapeute et éviter le scandale qui se profile. Après Inversion et La Confrérie des mutilés, Brian Evenson poursuit
avec Père des mensonges son analyse critique du fait religieux et de la violence spirituelle, psychologique et sociale, que celui-ci peut susciter.
A l'image d'Edgar Poe, il place le lecteur au coeur même d'une folie à l'origine et à l'issue aussi complexes et ambiguës l'une que l'autre.
Mon avis:
Evenson, un auteur qui m’était totalement inconnu auparavant, s’attaque ici à l’Eglise et à ses membres
pédophiles. Trois manières nous sont offertes pour entrer dans ce récit. On commence par lire les lettres que s’échangent le patriarche Blanchard, le psychanalyste Feshtig et son directeur
Kennedy. A travers cette correspondance, nous pouvons découvrir les points de vue de chacun de ses personnages. Une autre partie du roman est consacrée aux rapports et aux notes de Feshtig. J’ai
apprécié de voir les méthodes qu’il utilise pour faire parler son patient ainsi que ce qu’il en pensait. Brian Evenson arrive à nous parler de psychologie sans que le roman se transforme en un
essai indigeste. C’était ma plus grande crainte et heureusement, elle a été rapidement dissipée. Je me suis rapidement mis dans la peau de ce psychothérapeute. Je voulais comprendre Fochs
sans le juger. Et croyez-moi, ce n’est pas évident. La troisième partie nous mène dans la tête du patient lui-même, Eldon Fochs. Dans cette partie, impossible pour moi de voir autre chose que le
monstre qui se tapit en lui. Ces moments étaient quasi insupportables pour moi. Comment apprécier d’être dans la tête d’un pédophile ?
Grâce à ces trois manières, on reconstruit petit à petit le puzzle de l’histoire. Celle-ci m’a paru à la fois
intrigante et fascinante. Qui va avoir le dernier mot l’Eglise ou la psychologie ? La justice sera-t-elle faite ? De grandes questions qui seront répondues à temps.
J’ai aussi apprécié que Brian Evenson s’éloigne du stéréotype qu’est le prêtre pédophile c’est-à-dire un être
esseulé en manque sexuel. Eldon Fochs n’est rien de tout ça, c’est un homme marié respectable qui a quatre enfants. Bref, il est un père de famille tout à fait commun. Enfin, jusqu’à un certain
point…
J’ai été fortement interpelée par la manière dont l’Eglise réfléchit. Selon elle, il est mieux d’obéir à son
supérieur ecclésiastique, même si l’on pense que l’action demandée est mauvaise, plutôt que de désobéir. En effet, désobéir à un membre du clergé équivaut à désobéir à Dieu
lui-même.
« Père des mensonges » est donc un livre dérangeant mais particulièrement intéressant pour ceux qui
s’intéressent à ce sujet. Voilà un livre assez court mais qui permet de faire le tour de la question.
Ma note: 8,5/10
Auteur: Brian Evenson
Titre: Père des mensonges
Edition: Le cherche midi
Genre: psychologique
Pages: 233
J'ai lu ce livre dans le cadre des Chroniques de la rentrée littéraire en association avec Babelio et Ulike. Un
grand merci à eux !
Un livre qui entre également dans mon challenge abc :
Bilan: 6/26
Par Iluze
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Publié dans : Société
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5
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Jeudi 28 janvier 2010
4
28
/01
/2010
16:13
Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un album jeunesse. Vous me suivez ?
Résumé:
Alors qu'elle explore le grenier de sa
grand-mère, Lisbeth découvre un étrange et poussiéreux grimoire.
En tournant les pages, elle apprend que sa douce grand-mère Olga serait une sorcière. Et la petite fille n'est pas au bout de ses surprises.
Mon avis:
J'ai tout de suite été attirée par cette magnifique couveture ! Au fil des pages, nous découvrons la petite Lisbeth qui a la manie de finir les phrases des gens, ce qui exaspère tout le monde. Tout
le monde ? Pas sa grand-mère en tout cas qui considère cela comme un vrai don. Le voisin de sa grand-mère aime aussi son don car il est bègue et est donc bien content que quelqu'un le comprenne !
Et vous savez comment il s'appelle ce charmant petit voisin ? Edward - à ne pas confondre avec l'autre gus' bien sûr- !
Venons en à mon avis. Je suis subjuguée par la beauté des dessins. Ils sont mignons et sombres à la fois. Ils collent parfaitement à l'histoire. Un album jeunesse qui m'a fait retomber en enfance
et que j'espère bien lire à mes futurs enfants :). Un album à lire pour vos sorcières en herbe !
Les auteurs ont eu la très bonne idée de sortir le grimoire que découvre Lisbeth dans cet album. J'ai pu feuilleter ce grimoire et il semble plus détaillé que cet album. Les deux sont disponibles
dans un coffret appelé Généalogie d'une sorcière.
Ma note: 9/10
Auteurs: Benjamin Lacombe et Sébastien Perez
Titre: La petite sorcière
Genre: Jeunesse, Fantastique
Edition: Seuil Jeunesse
Pages: 34
Et je n'oublie pas mon challenge abc (il compte pour la lettre L) :
Bilan: 6/26
Par Iluze
-
Publié dans : Fantastique
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9
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Jeudi 28 janvier 2010
4
28
/01
/2010
15:52
Dunky m'a décerné le certificat de l'amitié. Merci beaucoup à elle, ça me touche
énormément !
Je le décerne à mon tour :
- Pauline
- Heclea
- Kincaid
Des personnes qui me suivent depuis le début quasiment :). Merci à vous !
Par Iluze
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Publié dans : Autour des livres
5
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Mercredi 27 janvier 2010
3
27
/01
/2010
15:08
Je voulais découvrir Hamilton mais je ne désirais pas me lancer dans une longue série. Vous avez tous compris que je parle d'Anita Blake
n'est-ce pas ? Donc quand j'ai vu ce petit livre en librairie, je me suis jetée dessus.
Résumé:
Dans un monde où la sorcellerie est redoutée plus que tout, une jeune fille découvre
qu'elle a d'étranges pouvoirs magiques. Mais peut-elle se fier à son propre don alors que tout est corrompu ?
Mon avis:
Ne pas connaitre Anita était, je crois, un avantage. Cela m'a permis de partir sans a priori vers le monde que nous présente madame Hamilton. J'ai donc fait connaissance avec une certaine Elaine,
une jeune adulte qui a des visions. Son père adoptif est un chasseur de mages et pour lui, la magie est mauvaise, c'est aussi simple que ça ! Mais lorsque sa fille apprend peu à peu la magie, son
père commence à douter. L'amour pour sa fille est-il plus fort que sa haine pour la magie ? Saupoudrez cette histoire d'un peu d'action et d'une gentille histoire d'amour et vous saurez ce qu'est
"Mort d'un sombre seigneur". C'est donc une histoire de fantasy un peu banale mais qui m'a fait passer le temps agréablement pendant mon trajet de train. Ce roman fait partie de L'alliance,
Ravenloft qui raconte l'univers dans lequel évoluent les joueurs de Donjons et dragons. Pas besoin d'être connaisseur pour rentrer dans l'histoire heureusement -même si ça doit être un plus-.
Le style est fluide. Je reprocherais juste à Hamilton de ne pas beaucoup décrire le paysage. Ce serait le minimum pour un univers qui nous est inconnu non ? Mais bon, on ne peut pas tout avoir.
J'ai tout de même été un brin déçue par la fin. Je ne vous dévoilerai pas plus mais bref, ce n'est pas ce à quoi j'espérais.
Ma note: 7/10
Extrait:
Elaine Clairn était agenouillée devant l'âtre de la cuisine. Les enfants se massèrent autour d'elle pour ne pas perdre de vue ses mains tendues vers le feu.
Les doigts d'Elaine se déployèrent en éventail , passant et repassant devant les flammes. Elle riva ses yeux sur le foyer, joignant les mains. Ses poignets s'écartèrent comme les pétales d'une
fleur qui éclôt. Du bout de ses doigts, des images jaillirent. Un petit personnage se profila dans les flammes. Le feu était devenu un miroir dans lequel l'homme se mouvait.
Il était vêtu d'une houppelande de fourrure blanche. Ses cheveux d'un blond très pâle lui tombaient jusqu'aux épaules. Au milieu d'arbres que l'hiver avait dénudés, il avançait dans la neige,
s'enfonçant jusqu'aux genoux.
Elaine murmura:
- Blaine...
Auteur: Laurell K. Hamilton
Titre: Mort d'un sombre seigneur
Edition: Milady
Genre: Fantasy
Pages: 283
Lu dans le cadre du challenge abc 2010 :
Bilan: 5/26 Incroyable, j'ai déjà lu 1/5ème en à peine un mois !
Par Iluze
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Publié dans : Fantasy
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6
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Samedi 23 janvier 2010
6
23
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/2010
11:29
J'ai mis longtemps à lire Lady Pirate. Plus de 20 jours ! La cause ? Un manque de temps immense et beaucoup
d'obligations.
Résumé:
Elle se prénomme Mary
Jane.
Dix-sept ans à peine et déjà un destin hors du commun : habillée en garçon depuis son plus jeune âge, maniant aussi bien le fleuret que l'alexandrin, elle a été élevée comme un lord, au nez et à la
barbe de sa riche et puissante grand-mère. Mais en cette année 1696, il existe peu de place pour les histoires merveilleuses dans la capitale anglaise : devenue brusquement orpheline, elle-même
menacée car détentrice d'un objet menant à un fabuleux trésor, l'intrépide Mary doit s'enfuir, direction Douvres.
Après une escale chez une sulfureuse espionne, elle embarque à bord de La Perle, majestueuse frégate corsaire qui va déterminer le reste de sa vie...
Mon avis:
J'ai beaucoup aimé cette lecture palpitante. On retrouve de tout dans ce livre: de l'action, de l'amour -et pas que platonique héhé-, des stratégies, des combats... Mary Jane a eu une vie
extraordinaire et mouvementée. A chaque fin de chapitre, je me disais "mais je ne peux pas m'arrêter là, Mary est à un tournant de sa vie". Et cette pensée vous vient en tête à peu près à tous les
chapitres.
Ce n'est pourtant pas un gros coup de coeur pour ma part. C'est sûrement dû au fait que j'ai trop étiré ma lecture en ne lisant que petits bouts par petits bouts.
Et pour ceux qui ont peur de rester près de 400 pages sur les flots, rassurez-vous, la vie de Lady Pirate ne se résume pas à l'océan ! De plus, je n'ai nullement était gênée par le vocabulaire
marin qui nous est bien expliqué. On ne peut pas s'y perdre.
Bref, je pense lire la suite car je n'ai pas envie de m'arrêter là avec Lady Pirate. La fin du premier tome arrive à un moment trop crucial.
Ma note: 8,5/10
Extrait:
- Qui suis-je, mère ?
- Tu es un ange, répondit Cécily en laçant avec application les chaussures cirées de Mary.
Ce 8 avril 1686, du haut de ses sept ans, la fillette reçut cette affirmation d'un air dubitatif. Plantée devant un miroir en psyché, piqueté de rouille et d'usure, examinant sa mise sous tous les
angles par un mouvement souple de ses hanches fines, elle ne parvenait à se plaire.
Le miroir lui révélait un être au sexe indéfini. Les cheveux roux bouclés avaient été si mal coupés que certaines mèches retombaient sur la nuque, ou se dressaient en pique sur le crâne, tandis que
d'autres venaient balayer les joues creuses, constellés de taches de rousseur, jusqu'au nez aquilin. La bouche avait encore la pulpe de l'enfance et le regard sombre en rehaussait la fragilité.
Dans ses robes élimées de jouvencelle que sa mère lui taillait dans ses propres vêtements trop usés, Mary était quelquefois parvenue à se trouver mignonnette. Dans cet accoutrement que sa mère la
forçait à porter depuis quelques mois, c'était moins évident.
- Mais suis-je une fille ou un garçon ? demanda-t-elle encore.
- Les anges n'ont pas de sexe, ma chérie ! Tu es une petite fille dans l'habit d'un garçon, Mary. Cependant, cela doit rester notre secret. Tu ne voudrais pas que ta pauvre maman soit une fois
encore rejetée du grand monde où nous allons ?
Auteur: Mireille Calmel
Titre: Lady Pirate, tome 1 : Les valets du roi
Edition: Pocket
Genre: Aventure, historique
Pages: 436
Par Iluze
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Publié dans : Historique
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